Commerce électronique et logiciel libre

14 janvier 2011

On peut faire du commerce électronique avec le logiciel libre. Il y a plusieurs plate-formes existantes, à partir d’osCommerce. Petite histoire et où nous en sommes aujourd’hui.

Tout a commencé en 2000 en Allemagne, tout c’est osCommerce qui a démarré le commerce électronique en libre. Ça a surtout bénéficié d’une grande communauté PHP.

En Amérique du Nord, ça a donné Zcart qui est très facile à utiliser pour les commerçants, plutôt rapide: pas besoin de connaissance particulière en programmation. OsCommerce lui sert de noyau et il n’y a aucun de trou de sécurité.

Le seul hic c’est qu’osCommerce ne fait pas la gestion des gabarits. Mais d’autres fonctionnalités payantes ont été mises en place comme certains modules de paiement. Et puis, cela a donné naissance à plusieurs embranchements qui ne sont pas toujours les mêmes en Amérique du Nord et en Europe. Ainsi en est-t’il de TomatoCart en Amérique du Nord  et en Asie ou de Creaload en France.

Alors pour du commerce en ligne où innovation et fiabilité font bon ménage et avec des solutions de création de boutiques en ligne simples, les possibilités sont multiples et osCommerce n’est qu’un exemple dans le monde du libre.

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Petit tour des licenses du libre

29 juin 2010

Différentes licences pour différents codes dans le logiciel libre: GPL, AGPL, LGPL, etc. Les licences Creative Commons sont plutôt pour le contenu. Alors décodons tout ça.

Les questions juridiques dans le logiciel libre sont très importantes. Les entreprises ne voudraient sûrement pas s’en désintéresser et la communauté entière souhaiterait s’assurer que les développements maison lui soient retournés le plus possible. Car c’est bien là l’une des valeurs ajoutées du libre : le partage des développements avec la communauté qui rend l’évolution du logiciel libre continue et toujours innovante.

Côté code, il y a toute une série de licences qui permettent la commercialisation de produits ou services avec ou sans remise à la communauté. Ça ressemble à une jungle, raison de plus pour se préoccuper précisément des licences.

Côté contenu, pensons aux licences Creative Commons, qu’il s’agisse de contenus textes, photos, musiques ou vidéos. Et là encore, il y a plusieurs sortes de contrats selon ce qu’on veut faire.

Et qu’en est-il des données? Données ouvertes ou privées, ou un mélange des deux? La sécurité peut alors entrer en ligne de compte. Et pour sortir de cette jungle, l’information reste clé.

Les questions de droits d’auteur, de propriété intellectuelle, de copyright ou de copyleft et de tous ceux et celles qui produisent du code ou du contenu ne sont-elles pas fondamentales?

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Wordle: Licences du logiciel libre

Le camp dans tous ses états

23 juin 2010

L’essaimage des camps techno dans le grand Montréal depuis quelques années commence à faire des émules. WebCamp, PodCamp, BarCamp, CloudComputingCamp, IdentityCamp, etc. Un objectif commun: des non-conférences pour un public libre et passionné. Un seul mot d’ordre: que le débat et les questions dépassent allégrement le temps alloué aux fameuses non-conférences. Une très large participation, dans le sens de véritables conversations, de démocratisation des pratiques et des idées.

Le rapport entre le logiciel libre et le camp est très simple: ils vont ensemble et sont issus l’un de l’autre. Car la logique du camp existe parce-qu’il y du logiciel libre justement.

Et l’essaimage ne fait que commencer. À venir très bientôt plein d’autres camps, toujours dans le même état d’esprit: de l’innovation et du libre. Est-ce que c’est un pléonasme? À suivre…

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Wordle: Le camp dans tous ses états

Pourquoi un site web avec Drupal?

15 juin 2010

Drupal, c’est du logiciel libre d’abord, quoique tout le monde n’y pense pas forcément au départ. Drupal, c’est aussi un CMS (content management system) puissant et flexible. Et puis, c’est multilingue avec une gestion de contenu très simple: alors, à vos claviers!

Drupal est extensible, c’est-à-dire avec des fonctionnalités diverses et variées pour tous les goûts. Et toute une communauté de milliers de développeurs à travers le monde en rajoute régulièrement et améliorent les fonctionnalités existantes. Comme c’est en progression continue depuis 2001, ça devient tout à la fois très sérieux pour le monde de l’entreprise, tout en étant ludique. Des organisations de plus en plus importantes font appel à Drupal: la Maison blanche, la police dans certains coins du Brésil, des mairies en France, le journal Die Welt en Allemagne et les entreprises privées rejoignent le bal à grands pas. Ça c’est pour la flexibilité de Drupal.

Côté puissance, Drupal est capable d’avoir des bases de données très importantes et de supporter un grand nombre de visites des sites web, de quelques-unes par semaine à plusieurs milliers en simultané.  Encore une fois, il y en a pour tous les goûts et les budgets. Évidemment, en termes de sécurité, les quelques exemples cités plus hauts parlent d’eux-mêmes…

Alors que vous vouliez des sites transactionnels ou simplement pour du contenu vidéo ou texte, et bien sûr pour des réseaux sociaux, c’est facile et vous n’avez pas besoin d’avoir de connaissances particulières en programmation.

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Wordle: Drupal et le logiciel libre

Le libre et le cloud computing

8 juin 2010

Le cloud computing (enfin infonuagique selon l’office québécois de la langue française!) est possible grâce au logiciel libre: histoire de grande flexibilité, de collaboration et le tout à distance et facilement. Dans la pratique: comment ça marche…heu pardon: comment ça vole? Voici une petite définition en images.

Le gros avantage du cloud computing c’est que l’accès pour les PME est simplifié: facilité d’accès et prix faible par mois et selon l’usage seulement. Et puis, le cloud continue à être développé tandis que le développement maison dépend de la disponibilité des développeurs locaux, en cette période de pénurie (et oui, surtout des hommes). Le coût du cloud computing, c’est le prix de la maintenance, de la relève, de l’excellence surtout : concurrence oblige. Et c’est bien la qualité qui devient la valeur ajoutée du cloud.

À valider cependant dans chacune des entreprise qui s’intéressent de près au cloud computing, ce sont les véritables besoins d’affaires (souvent en opposition avec les départements de sécurité ou de TI quand il y en a).

Par ailleurs, les places de marché du cloud sont assez rares, pas encore suffisamment précises, mais la fameuse concurrence pourrait accélérer et mieux positionner le cloud computing. À suivre de près…

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Si OpenOffice m’était conté…

28 février 2011

Vous voulez créer un document, en ouvrir un ou le modifier? C’est simple et gratuit: tout le monde peut le faire. Pour les entreprises, les principaux avantages du traitement de texte, des tableurs ou des présentations d’OpenOffice sont:

Writer
Pour le traitement de texte, Writer bénéficie d’une multitude de progrès intéressants. Vous avez le choix entre différentes vues: une seule page, plusieurs pages côte à côte et une vue livre. Un curseur de zoom se trouve dans le coin inférieur droit de l’écran. Writer supporte aussi l’affichage de plusieurs pages simultanément.

L’outil d’insertion de commentaires, repensé et embelli, permet d’ajouter des notes en couleur et des commentaires dans la marge.

Le menu permet de facilement passer d’un correcteur orthographique à un autre, ce qui est très pratique pour les documents multilingues.

Bien sûr, on peut directement enregistrer en format PDF depuis la barre d’outils.

Calc
Côté tableur, Calc propose un style glacé et des effets de transparence.

On peut même utiliser les fonctions de recherche avancées et les fonctions multilingues.

Il est aussi possible de prévoir des graphiques avec plusieurs courbes.

Il y a plus des centaines de fonctions dans 9 catégories (mathématiques, base de données, financière, dates/heures, informations, logique, matrice, statistique, texte) avec une aide contextuelle au besoin.

Impress
Et pour les présentations type PowerPoint, avec Impress d’OpenOffice, il est possible de construire des diaporamas évolués associant images et textes. Impress dispose aussi de possibilités d’animations et de transitions variées.

On peut y voir un écran différent de celui affiché sur le projecteur. On peut ainsi avoir un aperçu de la diapositive suivante, du temps écoulé, des notes et des commentaires.

OpenOffice.org reste la suite bureautique libre et gratuite qui s’impose comme l’alternative la plus crédible à Microsoft Office. Sa grande force: une compatibilité plus que correcte avec tous les formats de fichier car Microsoft Office est encore souvent la référence dans certaines entreprises.

On trouve de nombreux formations faciles et guides pour en connaître en détail les différentes fonctionnalités des documents d’OpenOffice.

Le logiciel libre a le vent dans les voiles

16 novembre 2010

Le monde du logiciel libre bouge. Une nouvelle fondation vient d’éclore: la fondation «The Document Foundation». Cette fondation se veut une alternative à la suite bureautique OpenOffice qui fête ses 10 ans maintenant et qui devient LibreOffice. C’est une sorte de révolution dans le monde du libre car les 2 logiciels vont continuer à se développer mais peut-être pas de la même façon. Et si on essayait de s’y retrouver?

Red Hat, Canonical, Google et Novell font partie des entreprises chapeautant la nouvelle fondation.

Ce qui est sûr, c’est que la grande qualité des logiciels va continuer à s’améliorer: un bon point pour la qualité. Mais ce n’est pas tout.

Un facteur très à la mode, c’est l’aspect durable d’OpenOffice. D’une part il y a le côté grandement durable des documents OpenOffice. D’autre part il y a l’aspect des standards ODF qui continuent à ne pas bouger, contrairement à bien d’autres. C’est donc très transparent.

Le côté international de la communauté qui développe OpenOffice est, par ailleurs, indéniable. Cela signifie que les versions du logiciel vont encore se multiplier et vont continuer à durer. Ça veut dire aussi que c’est utilisable partout dans le monde et compatible puisqu’on peut les enregistrer pour que d’autres entreprises puissent les lire.

Que ce soient du texte, des tableurs, des présentations, des graphismes ou des bases de données, la suite OpenOffice peut être utilisée plutôt facilement et simplement surtout.

Quant à LibreOffice, on peut le trouver en version beta seulement pour le moment. C’est une suite bureautique qui permet également les textes, les tableurs, les dessins, bases de données et les présentations. Cette suite est, bien sûr, compatible avec les suites bureautiques existantes et peut être téléchargée sur n’importe quelle plateforme.

Et pour en savoir plus: http://planet.documentfoundation.org

Plone, pour toujours plus de sécurité

27 octobre 2010

Plone, c’est du logiciel libre et pas n’importe lequel. En matière de CMS (content management system) fiable et pourtant méconnu. La programmation PHP a la côte mais moins celle de Python pourtant bien plus ancienne et reconnue. Pourquoi des solutions web, comme celle de Plone ont moins de succès. Petit essai d’explications.

Plone est pourtant un CMS simple à utiliser et qui structure tous les besoins de communication comme les événements, les sondages, blogues, les bibliographies ou les nouvelles informations. La gestion de documents de Plone est particulièrement prisée.

Plone c’est aussi une sécurité très précise avec un système de rôle et de permission serré. Ainsi, une bonne partie du site de la NASA est faite avec Plone. Ce sont donc le plus souvent les organisations non gouvernementales qui s’en servent, mais également le milieu de l’éducation et certains gouvernements, particulièrement en Amérique latine où on apprécie les logiciels libres (Brésil ou Argentine). En Europe de l’ouest, ce sont surtout la France l’Allemagne ou la Belgique. La Fondation Plone se trouve au Texas depuis quelques années et s’occupe principalement de la promotion de ce CMS. Et le Québec et le Canada ne sont pas en reste avec l’Uqàm, Oxfam ou des formulaires de la cour de Justice .

Du coup, Plone comme solution web très internationale a l’avantage important de garantir la sécurité des sites qui ont une très grande base de données réellement confidentielles.

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Logiciel libre et femmes?

1 juin 2010

Utiliser un logiciel libre. Rédiger avec un logiciel libre. Développer un logiciel libre. Genre ou pas? Petite analyse personnelle pas du tout scientifique.

Il y a, bien sûr, les histoires de technologies. Devrais-je dire, de préjugés plutôt? Pas si simple que ça en fait. Sauf que, indéniablement, le développement ou la programmation, ce sont surtout les hommes qui s’en occupent. Et, comme on parle de logiciel libre, disons peut-être de HTML, PHP, Python ou MySQL, Apache, CSS, et j’en passe…Ô les jolies initiales!

Les femmes sont bien davantage dans la gestion de projets, l’eMarketing, la rédaction et réseautent, réseautent… Du coup, le logiciel libre est un outil formidable pour essayer et trouver des espaces de collaboration, d’appels à commentaires, un peu partout dans le monde, sur des sujets extrêmement divers et surtout précis : le fameux «faut que ça serve à quelquechose».

Bon d’accord, je n’invente aucune roue, mais l’idée n’est-elle pas justement de rendre visibles des pratiques qui fonctionnent et de susciter des débats et des discussions?

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